Le livre est déjà disponible à la FNAC. Néanmoins, je vous conseille vivement de l’acheter auprès de votre petit libraire du quartier ; ces sont les vrais passionnés du livre…
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Extraits :

 ”Au pied de la butte

 

Je vais écrire sur mon Paris, pas la ville romantique des musées et des restos chers… Je vais écrire sur la vie elle-même, sur la couche toujours vivante de la capitale.

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Paris était devenue une ville difficile, capitaliste, éloignée du rêve de bohème, des chambres de bonne pas chères et des bars bon marché. Très peu de gens peuvent payer les loyers à Paris. Avant, les studios et les chambres étaient réservés aux étudiants, les profs de Fac allaient dans les deux pièces et les cadres dans les quatre ou cinq pièces très commodes. Maintenant, les choses ont changé.

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J’ai regardé par la fenêtre ce Paris nocturne, cette dame sage mais dangereuse qu’elle peut-être, cette sirène de consommation endiablée qu’elle devient pour certains. J’ai pensé à ce que m’avait dit Cindy. J’en ai conclu que, quelque part, la moins artiste d’entre nous, avait fait la réflexion la plus profonde de la soirée, vivons maintenant, simplement parce que nous sommes assez chanceux de pouvoir le faire, et que peut être un jour cela ne sera plus le cas.

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Les gens vont de bar en bar et se baladent dans cette foire sexuelle que  la  capitale  peut  devenir  pour  quelques  uns,  crachant  à chaque  fois  le  même  plan  drague  et  la  même  méthode  sur n’importe  quel  client  potentiel.  Ça  sent  l’alcool,  la  bière,  les cacahuètes et surtout les cigarettes. Le sol cumule les mégots usés aussi bien que les propositions indécentes qui n’ont pas trouvé  preneur,  tandis  qu’il  accueille  plus  loin  des  pieds  se distrayant et s’évitant dans une danse pre-libidineuse. Paris, c’est quelque chose, mais Paris la nuit c’est encore autre chose. Paris  sexuelle  est une vilaine chose. Elle peut réaliser les souhaits les plus intimes ou briser les âmes les plus solides.

 

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J’ai regardé mon compte en banque, dangereusement proche de zéro. Fallait-il que je trouve un travail ? Devrais-je tomber encore dans le monde horripilant des employés ? Pas encore, me suis-je dit, pendant que je sautais au-dessus du tourniquet du Métro pour aller emprunter de l’argent à un ami. Nous étions tous encore résignés à ne pas travailler dans le sens traditionnel du mot.

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